Le Triomphe de l'artiste

« Le discours soviétique officiel décrit progressivement la réalité du pays en termes qui ne correspondent pas à l’expérience commune, comme si les mots pouvaient créer les choses. [...] L’importance de cette doctrine dépasse de loin le domaine esthétique, elle représente à l’état pur l’un des traits dominants de la société soviétique sous Staline car elle consacre le règne universel du mensonge.»
À la fois connaisseur de l’Union soviétique et grand penseur des œuvres d’art, Tzvetan Todorov a souhaité éclairer les rapports idéologiques entre ceux qu’il nomme les «artistes créateurs» et le pouvoir politique à partir de la révolution d’Octobre. Comment les artistes ont-ils annoncé la révolution? Comment ont-ils ensuite obéi ou échappé au réalisme socialiste désireux d’annihiler toute création? Todorov explore le destin d’artistes phares, Maïakovski, Pasternak, Boulgakov ou Mandelstam, et s’attarde sur le parcours singulier du peintre Kasimir Malevitch, dont la pluralité des voies artistiques fait écho à l’intensité de son engagement.
Le Triomphe de l’artiste, c’est finalement le pouvoir de l’art sur celui qui veut sa mort.

Table des matières

Table des matières
Le Triomphe de l'artiste 1
Introduction 11
Partie I. De l'amour à la mort 35
Partie II. Kasimir Malevitch 181
Cahier photos 311
Notes 321
Liste des illustrations 335
Remerciements 336
TABLE 338
DU MÊME AUTEUR (suite) 340