Balabadosse

Une jeune femme revient dans la maison de son enfance, que ses parents habitent encore. Est-ce la nostalgie qui la guide sur les traces de son passé ?
Elle se souvient. Du cerisier mauve, du pommier blanc, du ciel rose, du cheval noir aux yeux jaunes, de la maison au toit bleu. Elle se souvient, oui. Mais non, ce n'est pas la nostalgie qui la guide.
Elle se souvient aussi du vieux Balabadosse et de leurs parties de cartes. Quand elle était petite, il lui apprenait les figures, dame de trèfle, dame de carreau, dame de pique, dame de cœur. Aïe ! celle-là, elle s'en souvient bien.
Tout le monde voit ce qu'elle tient dans sa main droite, la dame de cœur : une jolie rose. Une rose rouge. Rouge comme le sang. Parce que, dans sa main gauche, cachée, c'est peut-être un glaive, qu'elle tient. Le glaive de la justice... ou de la vengeance.
Bruno Baudart construit ses histoires sur les rapports humains. Avec Balabadosse, récit tendu à l'extrême, il dresse un très sombre portrait de famille qui lui a valu de remporter le prix Paris Polar 2017.